Le programme d’aide alimentaire aux plus démunis (PEAD)
Ce programme est né lors de l'hiver exceptionnellement froid de 1986-1987, à l’initiative de Coluche qui vient de créer les Restos du Cœur et de Jacques Delors alors président de la Commission Européenne. Ils demandent une distribution gratuite de nourriture aux personnes les plus démunies de la Communauté. Dans l'urgence, des stocks de surplus agricoles sont donnés à des associations caritatives des États membres pour qu'elles les distribuent aux personnes dans le besoin. En 1987, cette mesure est officialisée et la Commission Européenne ouvre une partie de ses frigos en créant le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD). Les stocks ont été conçus pour réguler les prix agricoles. Le mécanisme initial consiste à ce que la Communauté européenne achète une partie de la production lorsque le prix du marché descend en-dessous d’un seuil (prix d’intervention), afin de faire remonter les prix. Les marchandises stockées sont ensuite revendues sur le marché intérieur lorsque les prix se rétablissent, ou sur le marché international en bénéficiant de subventions à l’exportation. Au fil des années, le PEAD a permis la distribution de produits à base de viande de bœuf, d'huile, de beurre, de lait en poudre, de riz, de céréales et de sucre aux personnes dans le besoin dans l'Union européenne. Les stocks de ces produits étaient conservés dans des entrepôts aux quatre coins de l'Europe. Depuis la réforme de la PAC en 1992, il n'y a plus de grands volumes de surplus agricoles. La suppression progressive de l'intervention systématique sur les marchés, conjuguée à l'augmentation de la demande de produits alimentaires de base, ne permet plus d'allouer que de petites quantités au PEAD. Le PEAD a été adapté en 1995 pour permettre sa poursuite : il a été décidé de compléter les surplus agricoles par une contribution financière pour que les produits à distribuer soient achetés aux prix des marchés. En 2008, les seuls stocks de surplus qui restent sont ceux de sucre. Les achats aux prix de marché, subsidiaires au départ, sont depuis 2009 devenus majoritaires par rapport à l’utilisation des denrées stockées. Le budget global du programme est passé de près de 100 millions d'euros en 1988 à 500 millions d'euros en 2011. 19 des 27 États membres de l'Union européenne participent au PEAD : Belgique, Bulgarie, République tchèque, Estonie, Grèce, Espagne, France, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Hongrie, Malte, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovénie et Finlande. Ce programme européen, nécessaire à l’accès à l’alimentation des 43 millions d’Européens menacés par la pauvreté alimentaire, représente à peine 1% de la PAC (0,8%), et moins de 0,4 % du budget européen. L’Italie est le plus gros bénéficiaire européen du PEAD avec une attribution de 26,5% de l’enveloppe globale (prés de 130 millions d’euros). L’Italie compte 19% de sa population vivant en-dessous du seuil de pauvreté. La France bénéficie d’une enveloppe de 78 millions d’euros soit 15% du PEAD avec 13% de sa population vivant en-dessous du seuil de pauvreté. Pour les Restos du Cœur, le PEAD représente 23% de son budget alimentaire annuel, 33% pour les Banques Alimentaires, presque 50% pour le Secours Populaire. Dernière minute. Nous venons d’apprendre avec soulagement qu’un accord a été trouvé pour permettre de poursuivre l’aide alimentaire de l’Europe aux plus démunis
La première Université des Maisons de l'Europe de la FFME Caen – 6 au 8 octobre 2011
Cette première Université d'automne des Maisons de l'Europe a été organisée par la FFME, à l'initiative de sa présidente Catherine Lalumière. La Maison de l'Europe de Caen avait proposé d'être la structure d'accueil, le « Mémorial – Cité de l'histoire pour la paix » étant un lieu symbolique pour une réunion de Maisons de l'Europe. Cette Université a réuni pendant trois jours près de 150 participants de la plupart des 34 Maisons de l'Europe françaises, avec une alternance de conférences, d'ateliers en groupes moins nombreux sur des sujets importants pour l'Europe et pour les Maisons de l'Europe et de tables rondes avec des personnalités européennes et des journalistes.