Cette semaine a été inaugurée par une première conférence présentée par Mr ECORCHEVILLE sur le thème « Les chemins de Ste Brigitte », conférence très intéressante présentée à un public clairsemé. Malheureusement, les élèves du lycée Saint Vincent de Paul étaient mobilisés par des examens. Cette manifestation nous a permis de remercier chaleureusement le lycée qui nous a facilité, comme vous allez le constater, l’organisation de la semaine Suédoise. Le 6 mai : Le Cinéma Sémaphore nous a accueillis pour la projection du film « cris et chuchotements », considéré comme l’un des chefs d’œuvre d’Ingmar Bergmann. Film extrêmement dur apprécié différemment par les spectateurs, qui en aucun cas n’ont été indifférents.
Le 6 mai :
Le Cinéma Sémaphore nous a accueillis pour la projection du film « cris et chuchotements », considéré comme l’un des chefs d’œuvre d’Ingmar Bergmann. Film extrêmement dur apprécié différemment par les spectateurs, qui en aucun cas n’ont été indifférents.
Le 7 Mai :
De nouveau au Lycée St Vincent de Paul où Mr Gunnar LUND Ambassadeur de Suède que nous recevions a eu son premier contact avec des nîmois : conférence de ce dernier précédé par un défilé de mode Européen. Cette présentation a provoqué de nombreuses questions dont l’une posée par l’un des élèves du Collège.
Deux jeunes filles ayant vécu une expérience suédoise ont fait part de leurs souvenirs et impressions.
Après la réception par Mr Jean-Paul FOURNIER Sénateur maire de Nîmes, une délégation de la maison de l’Europe a accompagné Mr l’Ambassadeur de Suède invité à déjeuner par Mr. le Préfet.
Tous ces déplacements ont été assurés par le garage VOLVO de Nîmes qui a prêté cette somptueuse limousine. Cette limousine nous a conduits à la Chambre du Commerce et de l’Industrie où le Président Mr Volpière avait organisé une réception par 6 entreprises Nîmoises (3 étant des start-up et 3 étant des entreprises bien implantées). Cette réception a été particulièrement appréciée par Mr l’Ambassadeur
L’intérêt qu’il a manifesté a provoqué un léger retard pour la conférence du Carré d’Art. Jean-Jacques SMEDTS a fait patienter l’assistance en présentant un superbe diaporama exécuté par notre précédente stagiaire Virginie, belge néerlandophone, qui malgré son stage terminé, a assisté à nos manifestations.
L’assistance assez nombreuse a écouté avec intérêt, a été subjugué par la pratique de notre langue par Mr Gunnar LUND. Cette assistance comprenait des Suédois résidents dans le Gard que nous avons invités. Après l’évènement, c’est le démontage, et nous avons heureusement des petites mains à notre service.
Ces mêmes suédois ont honoré l’Ambassadeur par leur présence au dîner de Gala servi à l’hôtel Vatel. Le repas s’est terminé par une prise de parole en suédois, laissant les français présents « cois ». En conclusion, une journée excellente qui a laissé des traces dans la mémoire de ceux qui ont participés.
Le 8 mai:
Traditionnellement, la ville de Bellegarde organise une fête de l’Europe en plein air et au bord du canal. Le mauvais temps s’est acharné, contraignant les organisateurs à un repli stratégique dans une salle communale. Comme à toute chose malheur est bon, l’exigüité du local a renforcé la chaleur européenne des participants. Mr le Maire a réservé à la Maison de l’Europe de Nîmes un accueil chaleureux
Le 9 mai (tour carbonnière)Sur le chemin de sainte Brigitte
C’est le 9 mai, journée de l’Europe que se retrouvés à 10 h, une petite vingtaine de randonneurs pour visiter, sous la conduite de Jean BENOIT citoyen suédois de Saint Laurent d’Aigouze, et de Madame GIBELIN, Maire de Saint Laurent, la tour Carbonnière et admirer de son sommet la petite Camargue alentour et ses flore et faune caractéristiques. Sous une petite pluie, ces courageux pélerins, ont ensuite rejoint, par le chemin de Sainte Brigitte, le village de St laurent où Madame le maire leur a offert le verre de l’amitié.
Pendant ce temps, l’association des commerçants des Halles de Nîmes, nous ayant permis de nous installer au centre de celle-ci nous avons assuré une animation autour du 60ème anniversaire de la Déclaration de Robert SCHUMAN.
Le fleuriste « Le petit Bouquet nous a offert une composition florales aux couleurs de l’Europe ainsi que 250 roses jaunes et bleues à distribuer « de préférence » aux dames. En 3 heures avec ou sans rose, nous avons environ 500 contacts. Remercions Josette Rochefort d’avoir été l’intermédiaire entre la Maison de l’Europe et la Boutique « Les Pâtes Fraîches » qui a obtenu l’adhésion de tous les commerçants. En quantité et en qualité, c’est l’action de communication la plus importante de notre semaine de l’Europe.
Le 12 mai:
Journée chargée avec d’abord la conférence programmée sur les Prix NOBEL par Mr Ake ERLANDSSON ancien bibliothécaire en chef de la bibliothèque Nobel de l’Académie suédoise de 1992-2001 et résidant en France. Assistance attentive d’autant quelle est composé essentiellement d’élèves du Lycée St Vincent de Paul. Ensuite séance cinématographique offerte à des enfants dans la grande salle de l’hôtel Atria, où ils ont découvert les facéties de FIFI Brindacier. Pour terminer cette agréable matinée, la Maison de l’Europe leur a offert un goûter, toujours à l’Hôtel ATRIA. Deux réflexions sur cet après-midi : - 300 enfants d’une sagesse exemplaire - Grâce aux drapeaux européens, ils ont eu leur 1er contact avec l’idée de la Construction Européenne. Et pour manifester leur plaisir, ils ont agité leur drapeau dans la haie d’honneur constitué par tous les drapeaux européens. Nous étions tous épuisés, tant par l’angoisse de l’organisation que par l’émotion provoqué par cet événement. Une très belle réussite. Un grand merci à Mr Cerda, Directeur de l’Hôtel ATRIA qui a largement participé à cet après midi.
Compte rendu de l’Epopée des Jeunes Européens : les 60 ans de la déclaration Schuman
Durant le mois de Mai, deux dates de portée européenne étaient à retenir : le 8 et le 9 mai. La première commémore la capitulation des Allemands le 8 mai 1945 à Reims. Bien que, dans la plupart des esprits, cette date symbolise la victoire des Alliés, elle est aussi, et surtout, le point de départ d’une époque de paix dans laquelle nous nous inscrivons encore aujourd’hui. C’est cette dernière vision de la date du 8 mai, alors fête de la paix en Europe, qui a une portée véritablement européenne. En effet, c’est sur la base de cette volonté pacifique qu’ont été créées des organisations européennes défendant la paix, et rapprochant les européens, telles que le Conseil de l’Europe ou l’Union Européenne. Quant à la deuxième date, il s’agit du 9 mai 1950, jour où Robert Schuman, ministre français des affaires étrangères de l’époque, a présenté le projet de Jean Monnet : la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA), qui était encore en vigueur en 2002. Cette première communauté européenne constitue la genèse de l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui. Célébrer cette date fait œuvre de mémoire pour tout le chemin parcouru par l’Union et l’Europe en général.
Le 8 et le 9 mai sont donc des jours incontournables pour quiconque s’intéresse de près ou de loin à l’aventure européenne, et c’est pour pousser le devoir de mémoire un peu plus loin qu’a été proposé cette année le projet de « l’épopée des jeunes européens ». Cette épopée consistait en un voyage de 6 jours (du 5 au 10 mai inclus) destiné aux jeunes, afin de célebrer l’Europe et les 60 ans de la déclaration Schuman. Des jeunes de toute l’Europe y ont participé, de la Suède au Portugal, de l’Irlande à Chypre.
Tous n’ont évidemment pas utilisé le même chemin, mais nous devions nous retrouver à Metz le 8 mai. Mais avant de développer la journée du 8 mai, commençons par le début du voyage.
JOURNEE DU 5 MAI La première journée a consisté à réunir tous les participants de Nîmes, de Montpellier, de Gap et d’Auvergne au Domaine Lyon-Saint-Joseph. En ce qui concerne le groupe de Nîmes, qui comptait 8 participants, nous nous étions donné rendez-vous à la gare de Nîmes afin de prendre le TGV de 13h15 pour Lyon. Nous nous sommes installés dans une voiture afin de faire connaissance et d’entamer quelques discussions. Une fois arrivés à Lyon, nous nous sommes dirigés vers l’hôtel dans lequel nous devions passer la nuit. Nous y sommes arrivés sans encombre, et même en avance. Deux dortoirs nous avaient été réservés. Malgré le fait que nous aurions préféré avoir davantage de confort, ces dortoirs se sont révélés être une aubaine pour briser la glace avec les participants des autres villes qui sont arrivés plus tard. En effet, la promiscuité imposée par ce type d’hébergement a permis de vite dialoguer avec les autres jeunes, et de créer des liens. Quoiqu’il en soit, la bonne humeur était présente, ce qui augurait du meilleur.
Durant la matinée du 6 mai, nous nous sommes promenés sur les berges du Rhône afin de suivre un tracé faisant hommage à 12 femmes européennes. La Ville de Lyon a installé des plaques le long du Rhône, et chacune d’elles raconte brièvement la vie d’une grande femme d’origine européenne. Parmi ces femmes, on retrouve par exemple : Marlène Dietrich (pour l’Allemagne), Marie Curie (ou plutôt Marie Skłodowska Curie pour la Pologne) ou encore la Reine Astrid (pour la Belgique). Cette promenade touristique est assez intéressante car elle présente l’apport des femmes à la culture européenne. Notre trajet pédestre nous a emmenés jusqu’à l’Hôtel de Ville de Lyon, dans lequel l’adjoint aux affaires internationales de la mairie nous attendait
Malgré les parquets et les dorures des intérieurs de l’Hôtel de Ville qui laissaient présager d’un entretien austère et convenu, ce haut fonctionnaire de la ville s’est montré accueillant et décontracté. Heureux de pouvoir discuter avec des jeunes, il n’a pas hésité à nous dévoiler son point de vue sur les questions, parfois polémiques, que nous lui avions posées. Une fois cet entretien terminé, l’ambiance en ville avait profondément changé. En effet, le calme silence qui régnait lors de notre entrée dans la mairie, avait laissé place à un sympathique mais bruyant désordre lors de la sortie. Une manifestation d’infirmières faisait le siège de l’Hôtel de Ville de Lyon. Le contraste a été assez burlesque et prêtait à sourire. Mais pas le temps de s’attarder, il fallait apaiser nos estomacs qui criaient famine. Heureusement, la Maison de l’Europe de Lyon, et notamment M. Guy MARCON, avait réservé une table (ou plutôt plusieurs) dans une pizzeria traditionnelle. Ce fut une véritable cure de jouvence suite au repas peu ragoûtant qui nous avait été servi au self-service du Domaine Lyon-Saint-Joseph. Une fois nourris, nous devions rejoindre notre bus pour partir à Strasbourg, ce qui représentait un trajet de 5 heures environ. Mais d’abord, il fallait évidemment saluer les personnes de la Maison de l’Europe de Lyon qui nous ont si bien accueillis et avec qui nous avons eu des échanges plaisants. Nous sommes arrivés à Strasbourg un peu en retard par rapport à l’horaire prévu. Le voyage a été assez fatigant, et après avoir rencontré les participants de la Maison de l’Europe de Strasbourg qui ont rejoint le jovial groupe du bus N°3, nous sommes allés nous coucher de bonne heure, pour éviter d’accumuler trop de fatigue.
Après une bonne nuit réparatrice, nous allions être invités dans un haut lieu européen : le Conseil de l’Europe. Cette organisation qui comprend 47 Etats membres européens a eu un rôle très important dans l’installation de la paix en Europe. Visiter cette institution est un véritable privilège que nous avons su apprécier à sa juste valeur. Nous avons assisté à la projection d’une vidéo résumant l’origine, les fonctions et l’utilité du Conseil de l’Europe. Pour les participants qui ne connaissaient pas cette institution, cette courte séance a permis de leur apprendre les bases concernant le Conseil de l’Europe. Par la suite, la guide multilingue nous a emmenés dans l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. L’hémicycle qui se présentait devant nous nous a époustouflés de par sa majesté. Imaginer cette salle grouillant de propositions et d’idées visant à promouvoir ou défendre les droits de l’Homme nous a quelque peu émus. Se rendre compte que des hommes et des femmes se soucient quotidiennement de l’Homme et de l’Europe inspire un profond respect. A 10h30, nous nous sommes rendus dans une salle de conférence au sein du Conseil de l’Europe afin d’avoir un entretien avec M. Jean-Pierre TITZ. La salle contenait les participants de notre bus, le N°3, et le n°9, composé de Tchèques, de Slovaques, d’Allemands et de Luxembourgeois. L’Europe commençait déjà à prendre forme ce jour du 7 mai. Après cette matinée riche en informations, un long chemin nous attendait car nous devions nous rendre dans la banlieue de Metz pour rejoindre l’hôtel dans lequel nous devions loger. Ce soir là, nous avons improvisé une petite fête afin de sceller les liens d’amitié et de camaraderie qui s’étaient développés entre nous. La nuit allait être courte.
Ce jour, fête de la paix en Europe, allait être le point culminant de ce périple à travers la France pour nous, et à travers l’Europe pour les autres jeunes. Le programme de la journée était bien rempli et nous n’allions pas être ménagés. Tout d’abord, à 9h15, nous sommes arrivés au point de rencontre dans la ville de Metz. Tous les bus qui ont voyagé à travers l’Europe se sont retrouvés en ce point. La foule de jeunes et d’organisateurs se forme peu à peu, et une certaine effervescence est palpable. Des gens venant des quatre coins du continent sont réunis. Cette regroupement de plus de 300 personnes, c’est bel et bien l’Europe, et dirons-nous, comme il s’agit de jeunes, de l’Europe de demain. Ce groupe va se diviser en quatre afin de nous emmener dans différents lieux où vont se dérouler les forums, qui devraient nous solliciter durant toute la journée. En quoi consistent ces forums ? Chaque forum va en fait être un lieu de débats et de réflexions sur des thèmes donnés et à propos desquels l’Union européenne aimerait avoir l’avis et les propositions de jeunes. Ces thèmes sont : 1. Les jeunes bougent en Europe : Emploi, Formation, Citoyenneté 2. Le sport et notamment le football : un potentiel important de promotion de l’inclusion et de la cohésion sociales dans les sociétés européennes 3. Le désir d’Europe sociale 4. L’Union européenne dans le monde et face aux crises mondiales Durant la matinée, chaque thème de forum a été présenté par des personnes haut placées et respectables. Par exemple, dans le Forum 1, nous avons eu l’intervention de Mme. Doris PACK, Présidente de la Commission de la Culture et de l’Education au Parlement Européen, ou au Forum 3, Mme. Nathalie GRIESBECK, membre de la Commission des Libertés civiles, de la Justice et des Affaires Intérieures au Parlement Européen. Ces personnalités, qui nous ont fait l’honneur d’être présentes, ont également été disponibles car des questions ont pu leur être posées, et elles y ont répondu en toute franchise. Pouvoir s’asseoir en face de gens si importants et pouvoir librement discuter avec eux nous a paru être un privilège, et nous ne voulions pas les décevoir pour notre travail de l’après-midi.
En effet, durant l’après-midi, chaque forum a été subdivisé en 5 ou 6 groupes de travail dont la tâche a été de réfléchir pour produire des résolutions, qui ont été ensuite votées par les jeunes du Forum, tout comme une Assemblée Parlementaire. Ces résolutions devaient permettre aux jeunes de clamer quels sont leurs besoins, leurs envies, leurs attentes auprès de l’Union européenne. Celles-ci ont déjà été transmises au Parlement européen à l’heure où vous lisez ce texte. L’enjeu est donc assez grand, et le crédit que l’Union nous accorde nous a grandis. Par ailleurs, les personnalités présentes nous ont félicités pour notre assiduité et pour la production de si nombreuses résolutions. Le fait de nous voir impliqués dans ce projet nous a permis de nous rendre compte que la citoyenneté européenne est là, enfouie en nous. Il suffit simplement d’en allumer la flamme pour qu’elle perdure. La simple participation à ce forum a fait naître en chacun de nous un sentiment d’appartenance à l’Europe. De plus, ce sentiment a été renforcé par le fait que dans ces petits groupes, composés de personnes de différentes nationalités, nous nous sommes aperçus que, bien que nous venions d’horizons différents nous avions rencontré les mêmes problèmes et que nous désirions la même chose. D’ailleurs, les résolutions ont toujours remporté un franc succès lors des votes en Assemblée pour les adopter. Par exemple, dans le Forum 1, sur une trentaine de propositions de résolutions, seule une a été rejetée. Nous étions réunis, là, entre semblables. Les nationalités n’étaient là que pour permettre de mieux identifier une personne. En aucun cas elles ne pouvaient permettre d’exclure ni de dissocier car nous étions des citoyens égaux et semblables, réunis sous la bannière étoilée de l’Union européenne. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin. Une fois les forums terminés, nous avions rendez-vous pour dîner. C’est à partir de ce moment que le tableau va se noircir. Un traiteur a nourri, ou a tenté de nourrir, les 300 jeunes européens. Le résultat ? Un repas exécrable plus mauvais que ce que l’on peut trouver dans les cantines scolaires. McDonald’s était de la haute cuisine à côté. Quelle honte !
J’espère que nos amis européens ne prendront pas ce repas comme un exemple de cuisine française. Bref, suite à cette déconvenue, nous devions nous rendre à Scy-Chazelles, village où a vécu Robert Schuman, un des pères fondateurs de l’Europe. Sur la place principale du village, tous les jeunes européens ont été réunis de nouveau, pour raconter leur périple jusqu’à Scy-Chazelles. L’ambiance bon enfant était au rendez-vous. En dernière partie de soirée, nous avons assisté à un spectacle de Son et Lumière organisé par l’évêché, en plein air. Malheureusement, l’endroit n’était pas assez grand pour voir correctement ce spectacle. Néanmoins, un modeste feu d’artifice a été lancé, et nous nous en sommes réjouis. A la fin de ce spectacle, qui retraçait essentiellement la seconde guerre mondiale, il nous fallait regagner notre hôtel, et pour ce faire, ce fut la croix et la bannière. En effet, suite à des problèmes d’organisation, nous devions prendre le bus d’un chauffeur polonais. Evidemment, le lieu que l’on nous avait indiqué pour attendre le bus n’était pas le bon. De surcroît, les organisateurs ne pouvaient pas, pour un problème de langue évident, communiquer avec ce brave chauffeur. Heureusement pour nous que j’avais appris, lors de mes études, un « polonais de survie » qui nous a permis de rentrer à bon port, mais pas à la bonne heure, soit à 1h30 du matin. A cette heure-ci, pas question d’improviser une petite fête, nous avions besoin de repos.
Aujourd’hui, nous fêtons les 60 ans de la déclaration de Robert Schuman, point de départ politique des communautés européennes. Mais en amont, le traité de la Communauté européenne du charbon et de l’acier avait été rédigé par un autre homme, lui aussi père fondateur de l’Europe : Jean Monnet. C’est pour mieux connaître cet homme de l’ombre que cette journée a été consacrée. En effet, nous allions nous rendre dans sa résidence principale, à Houjarray, petit lieu-dit des Yvelines. Cette maison est un véritable sanctuaire, lieu de repos à la campagne. Pour information, cette petite propriété a été rachetée par le Parlement Européen, sous la proposition de Mme. Simone VEIL. Nous avons été reçus par l’association Jean Monnet. Nous avons visité la maison, ce qui nous a permis de nous plonger dans le quotidien de Jean Monnet. Au vu de la décoration et de l’ameublement de la maison, cet homme semblait vivre de façon modeste. Puis nous nous sommes rendus dans la salle de conférence dans laquelle nous avons assisté, avec un autre groupe de jeunes (composé de français, d’espagnols et de portugais), à une présentation de la vie de Jean Monnet. Nous y avons appris qu’il était l’auteur du premier traité des communautés européennes et qu’il a consacré sa vie à rapprocher l’Allemagne et la France, et surtout à créer une Europe solide et solidaire. Il fut enterré au Panthéon, alors que Robert Schuman ne l’a pas été. En effet, ce dernier, en bon chrétien, ne pouvait pas être enterré dans un établissement républicain et laïc. C’est pour cela qu’il a été enterré dans le cimetière catholique de Scy-Chazelles, son lieu de résidence. Une fois la conférence terminée, nous devions partir pour la capitale. Le chauffeur du bus, très gentiment, a fait quelques détours dans Paris pour faire visiter la ville à ceux qui ne l’avaient pas encore admirée. Lorsque nous sommes arrivés à l’hôtel dans lequel nous devions passer la nuit, nous avons vite fait de poser les valises et de dîner car l’envie de sortir dans Paris nous avait redynamisés et motivés. Notre collègue auvergnat, qui étudie en fait à la Sorbonne, nous a fait une véritable visite guidée de Paris. Emerveillés, nous n’avons pas vu le temps passer et nous sommes rentrés tard à l’hôtel. Etre fatigués le lendemain importait peu car le trajet Paris-Lyon en bus allait être long, et une petite sieste aurait fait paraître le voyage plus court.
motivés. Notre collègue auvergnat, qui étudie en fait à la Sorbonne, nous a fait une véritable visite guidée de Paris. Emerveillés, nous n’avons pas vu le temps passer et nous sommes rentrés tard à l’hôtel. Etre fatigués le lendemain importait peu car le trajet Paris-Lyon en bus allait être long, et une petite sieste aurait fait paraître le voyage plus court.
JOURNEE DU 10 MAI Cette dernière journée était réservée au retour des participants à leur domicile. Rien de bien exaltant. Nous nous sommes échangé nos numéros de téléphone et nos adresses mails pour garder le contact. Nous ne nous sommes pas dit adieu mais plutôt « au revoir », car nous espérons nous revoir, mais aussi partager des informations sur l’Europe. Cependant, cela n’a pas empêché que nous avons eu un petit pincement au cœur au moment de quitter nos amis de Gap, de Strasbourg, de Montpellier, et même notre chauffeur de bus qui est une personne très sympathique et généreuse. Une fois rentrés chez nous, malgré la fatigue, nous avions le sentiment d’avoir participé à une aventure unique et éminemment européenne.
BILAN : Selon moi, cette épopée des jeunes européens a été une réussite malgré quelques ratés dans l’organisation. Les participants de la délégation de Nîmes n’étaient pas, à la base, des pro-européens. Ils n’avaient que peu de connaissances sur l’Europe qu’ils tenaient des médias, qui ont d’ailleurs la fâcheuse tendance à en ternir l’image. Mon premier objectif fut alors que les jeunes aient un bon souvenir de ce voyage. En effet, toute personne normalement constituée préfère se remémorer des bons moments plutôt que des mauvais. Le deuxième objectif, dont la réalisation dépendait du succès du premier, était de faire naître chez ces jeunes un sentiment d’appartenance européen. Ces deux objectifs ont, selon moi, été remplis. En effet, tout le voyage s’est très bien déroulé, dans la bonne humeur et une certaine cohésion de groupe. Les éclats de rire ont largement ponctué ce périple. Et en ce qui concerne le deuxième objectif, la journée du 8 mai a été décisive. Chacun d’entre nous s’intéresse davantage à l’actualité européenne et veut absolument savoir ce qu’il advient des résolutions qui ont été votées. Quoiqu’il en soit, je suis très heureux d’avoir participé à l’épopée des jeunes européens et d’avoir été le responsable du groupe de Nimes ainsi que du bus N°3, bien que parfois mes nerfs ont été mis a rude épreuve. J’espère vous avoir retransmis par le biais de ce compte-rendu tout l’optimisme et la joie que ce voyage m’a apportés.
Par ailleurs, je vous invite à aller voir deux petits reportages à propos de cet évènement sur la WebTV du Parlement européen dont voici le lien : http://www.europarltv.europa.eu/ (faites défiler la liste sur la droite de la page web pour atteindre une vidéo du 12 mai 2010 intitulée « L’Europe : que représente-t-elle pour moi ? », ainsi qu’une vidéo du 9 mai 2010 intitulée « Mais qui était le père fondateur de l’Europe ? »).